Zooscope était un collectif artistique indisciplinaire qui s’exprimait notamment par le biais du
théâtre, du cinéma, de l’écriture et de la performance sans toutefois se confiner aux limites
d’une discipline ou d’un style particulier. L’apport des divers médias était présent à travers
les regards posés, croisés, partagés et opposés sur l’œuvre en devenir, plus que dans
l’accumulation de plusieurs formes artistiques dans une même création.
Le collectif Zooscope s’appropriait le récit d’une société dont le sens se dérobait. Il la
restituait en lui conférant une touche d’étrangeté pour mettre en lumière les incongruités,
les possibles, et la parait d’humour pour préserver un certain espoir. Nos projets plaçaient en
leur centre le politique, que ce soit dans le sujet, ou dans une manière d’articuler un univers
qui questionnait le nôtre.
Dans ses diverses collaborations et dans sa démarche de production, le collectif tendait
notamment à développer une plateforme d’expression pour des voix dissonantes. Les
membres travaillaient en solo, en petit comité et parfois tou-t-e-s ensemble pour signer des
œuvres collectives. Zooscope variait les plaisirs du regroupement ou de la prise de recul,
dans la recherche et la création. Il n’y avait aucune contrainte à ce sujet. De manière
générale, d’ailleurs, ce n’était pas à travers des règles que le collectif se définissait.